Descriptif du produitConditionnement : à l'unité
Dimensions/capacité: Garantie 2 ans
Chroma France ne distribue que la gamme supérieure de Kasumi identifiée dans le monde entier par la référence « K » (K01, 02. 10) et dénommée au Japon « Kasumi superior ».
Seule une faible quantité est disponible tous les ans.
Depuis 2007, les lames sont identifiées par un logo signifiant "supérieur".
Seuls des revendeurs agréés peuvent vendre cette qualité, méfiez-vous des importations parallèles.
Ses particularités : elle est fabriquée exclusivement par les personnes suivantes :
Premier aiguisage à la main :
Mr. Shoji Yamada, 64 ans, expérience de plus de 30 ans comme maître-coutelier.
Second aiguisage à l’eau :
Mr. Chisato Yamada, 66 ans et 35 ans d’expérience. Mr. Yamada est un expert reconnu en son domaine à Seki. Il est parfois assisté de son jeune frère.
Très important : contrairement aux autres couteaux damassés sur le marché, les couteaux Kasumi superior sont aiguisés deux fois, ce qui accentue leur tranchant.
Damasquinage :
Mr. Haruo Isaji, 54 ans, la seconde génération sur ce travail. Formé par son père qui était réputé comme étant le meilleur spécialiste de cette technique au Japon.
Manches :
Mr. Hiromi Goto, 63 ans et 40 années d’expérience, gage de qualité : il ne s’occupe que des manches de la gamme superior.
Ces maitres-couteliers expérimentés apportent un soin particulier à vos couteaux.
Kasumi le couteau en Damas
L'acier damas est obtenu en forgeant alternativement des couches d'acier doux
et d'acier dur les unes sur les autres. Les objets sont ensuite gravés
à l'acide, l'acide attaquant l'acier dur et doux différement,
des lignes de gravure apparaissent à la surface de l'objet : c'est ce
qu'on appelle le damasquinage.
Caractéristiques du produit Kasumi
La partie ""brillante"", non sablée à l'acide, est un
acier V'Gold N°10. Il y a du V-Gokd N°1, N°2, etc. le N° 10
est le meilleur. Ce V-Gold est donc la première couche repliée
sur elle-même et recouverte de 16 couches d'acier damassé de chaque
côté. Si la couche du fil du couteau (le première pliée)
était en acier damassé sans V-Gold, le produit serait inadapté
pour plusieurs raisons :
- l'acier feuilleté est trop tendre pour la coupe,
- le couteau rouillerait (il n'y a pas de chrome dans les aciers Damas, dans
le V-Gold oui), ce qui le rendrait impropre à l'utilisation en restauation,
- par rapport au molybdène/vanadium, on peut monter le V-Gold à
60° Rockwell sans qu'il perde sa flexibilité, cela n'obère
donc pas ses propriétés mécaniques,
- on aurait des difficultés à l'aiguiser.
Par rapport au molybdène/vanadium, l'acier commun le meilleur, le V-Gold
se situe encore un cran au dessus, schéma suivant :
| |
% carbone |
trempage Rockwell |
| Couteaux professionnels traditionnels |
0.4 % |
53 à 56° |
| Couteaux molybdène/vanadium |
0.6 % |
55 à 56° |
| Molybd./van qualité supérieure |
0.8 % |
56 à 58° |
| V-Gold N°10 |
1.0 % |
59 à 61° |
| Aciers au carbone spéciaux |
1.2 maxi |
60 à 62° |
Après la première couche de V-Gold, on prend deux aciers différents,
l'un avec et l'autre sans carbone du tout. Les deux couches sont étirées
et repliées alternativement 16 fois jusqu'à ce qu'elles se confondent
quasiment, puis recouvrent la couche en V-Gold. Comment se passe cette opération
délicate est un secret de fabrication.
A ce stade, l'oeil ne discerne pas les différentes couches y compris
celle en V-Gold. C'est l'aiguisage qui va faire apparaître cette dernière,
qui est polie. Puis on sable pour faire apparaître les deux autres couches,
celle avec ete celle sans carbone. Cette opération n'interfère
par sur le V-Gold qui est tellement dur que sa structure n'est pas attaquée.
Le process total est très long, en tout chaque pièce est prise
en mains 620 fois. Le résultat est que ces couteaux ne sont pas seulement
plus tranchants mais celui-ci dure plus longtemps. Au Japon cette longévité
du tranchant est culte, il existe un terme le définissant : ""Lirehaga"".
Dépositaire d'une expérience millénaire, l'entreprise
familiale Kasumi est la digne héritière de techniques rodées
au cours des siècles et transposées des sabres aux couteaux de
cuisine. Située à Seki, au centre de l'archipel, capitale des
couteaux au Japon depuis plus de 800 ans, elle est aux mains de la 27ème
génération de maîtres-couteliers.
Brève histoire du damas
Depuis que les forgerons ont réussi à fabriquer de l'acier, ils
se sont heurtés à un dilemne : obtenir des lames résistantes
aux chocs, donc élastiques, ou bien des lames dures qui conservent leur
affûtage, mais qui sont cassantes. Les aciers élastiques sont souples
mais faute de dureté se désaiguisent rapidement. C'est parce qu'en
Europe on n'a pas réussi à solutionner cela qu'est né l'escrime,
une technique à base de coups de pointe, dans laquelle il n'est pas utile
d'avoir des armes qui coupent. Au Moyen-Age, les chevaliers mettaient en oeuvre
des épées fort lourdes, qui servaient à faire tomber le
chevalier empêtré dans son armure. Ensuite on le tuait d'un coup
de pointe en passant par ce qu'on appelait les ""défauts de la cuirasse"".
Pourtant les Indiens avaient résolu le problème avant l'ère
chrétienne, en réussissant à forger le ""wootz"",
ancêtre du damas. Il s'agissait de mélanger intimement deux types
d'acier sur toute la largeur de la lame. Les Mérovingiens, Carolingiens
et Vikings l'utilisaient déjà, avant qu'il ne disparaisse en Europe
vers l'an 1000. Un siècle plus tard, les Croisés le redécouvriront
face aux armées islamistes, qui lui donneront sa réputation d'invincibilité
et son nom moderne.
Les forgerons japonais aussi s'étaient inspirés du ""wootz""
indien et contribuèrent à perfectionner leur savoir au cours des
siècles. A l'inverse des Occidentaux qui portèrent leurs efforts
sur les armures, les samouraïs vont porter l'art du sabre à sa quintessence
et développer un escrime de coupe (ou de taille), le kendo. Les chevaliers
portugais vont en faire la douloureuse expérience lorsqu'ils tenteront
de débarquer au Japon. Les sabres japonais entaillaient les armures de
Portugais et les armes à feu elles-mêmes.